Plaidoyer pour le lundi

Le lundi… de tous les jours de la semaine il doit être celui qui est le plus mal aimé, le moins attendu… contrairement à son demi-frère le vendredi pour lequel certains font même une prière de remerciements !

Thanks God It’s Friday

Et pourtant si on regarde de près, on se rend compte que cette haine du lundi n’est qu’injustice et que ce jour n’est que le bouc émissaire de nos propres faiblesses ! Rétablissons alors l’honneur de ce jour si détesté… plaidons pour le lundi !

On n’aime pas le lundi matin parce qu’on veut paraître cool !

On n’aime pas le lundi matin parce que tout le monde le dit et qu’on y croit. Avouons-le, on n’aime pas le lundi matin parce que l’imaginaire collectif nous dit de ne pas l’aimer, je ne vais prendre que quelques exemples :

  • Claude François (paix à son âme) nous a bassiné les tympans avec son hymne à la dépression du lundi ! « Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais » qu’il nous chante, en suggérant même qu’on serait mieux ailleurs que « derrière les carreaux à travailler »…
  • Garfield nous dit qu’il ne les aime pas, comment pourrions nous contredire un chat dont la vie nous fait envie : il ne fait que manger, faire la sieste et jouer avec Odie…
  • Il est plus facile de trouver des Gif sur le retour du lundi matin que de Gif sur un autre jour de la semaine (vendredi mis à part) (c’est un complot je vous dis !)
  • Enfin, notre image et notre réputation vont prendre un sacré coup si on dit aux collègues, amis et connaissances qu’on est content de reprendre le travail le lundi matin ! Et oui, quelle figure de fayot et de trop bon élève on aurait si on arrivait le lundi matin tout souriant et prêt à travailler / à bûcher.

Donc ma théorie c’est qu’on n’aime pas le lundi matin parce qu’on donne une meilleure image de soi (face aux autres, un peu comme les premiers de la classe qui font des bêtises exprès pour paraître cool) quand on se plaint dès le dimanche soir, et qu’on arrive le lundi bougon et râleur !

On n’aime pas le lundi matin parce qu’il est le miroir de nos propres faiblesses !

Si on se regarde en face et si on ne s’abrite pas derrière des excuses, nous admettrons volontiers que ce n’est pas un problème de lundi matin ou non, c’est un problème qu’on a et qu’il faut identifier. En effet, est-ce que ce jour a un quelconque pouvoir sur notre vie en définitive ? Est-ce qu’il a les capacités de nous faire du mal ? Non, non et non…

  • Ce n’est pas le lundi matin qui est mauvais, c’est notre procrastination et notre mauvaise organisation qui le sont. En effet, ce n’est pas le week-end qui était trop court, c’est nous qui ne faisons pas les choses à temps, qui repoussons toujours les tâches au lendemain.
  • Ce n’est pas le lundi matin qui est déprimant, c’est le manque d’équilibre dans nos vies. Nos soirées déraisonnables et interminables nous pompent toute notre énergie et nous rendent raplapla le lundi matin.
  • Ce n’est pas le lundi matin qui est une impasse, c’est notre choix de vie et notre manque de courage. Oui, carrément! Qui ne serait pas content d’aller à un travail qui lui donne satisfaction (que ce soit le lundi ou le vendredi) ? C’est parce qu’on n’a pas eu le courage de chercher ailleurs qu’on se retrouve à devoir supporter ce travail qui nous chagrine tant le lundi matin, ou encore ces collègues négatifs et qui râlent tout le temps.

En définitive, le lundi matin est mal aimé… alors qu’il ne nous a rien fait le pauvre ! C’est même le seul jour dont on est sûr deux fois par an (dans certains pays) qu’il est férié : le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte… Leurs dates varient mais chaque année, ces deux lundis luttent pour qu’on les apprécie mieux… Et oui, même vous avez remarqué que seul un hasard du calendrier fait qu’un vendredi soit férié dans une année !

Alors, vous n’aimez toujours pas le lundi ?

 

Pour rejoindre Mondoblog, c’est maintenant…

Le concours pour faire partie de la 6ème saison de Mondoblog est ouvert depuis le 1er mars et si vous voulez « prendre la parole« , n’hésitez pas une seconde, participez!

Pourquoi tenir un blog ?

Vous trouvez qu’exprimer une idée en 140 caractères n’est pas suffisant ? qu’un statut Facebook n’est pas assez pérenne ni spacieux pour argumenter ? qu’une discussion entre potes ne porte pas assez loin ? Pourquoi pas tenter le blog ?

En effet, le blog est un espace de liberté qui vous est personnel, que vous aurez créé à votre image, selon vos goûts, et que vous alimenterez selon vos envies et possibilités.

Néanmoins, cette liberté du blogueur n’est pas sans limite, vous aurez à respecter une charte. Ce n’est pas de la censure. Comme vous allez pouvoir diffuser librement des informations et des idées sur Internet, en contrepartie, il vous sera demandé de faire en sorte que votre blog soit responsable, respectueux et constructif.

Pourquoi rejoindre Mondoblog ?

Mondoblog est une plateforme de blogs comme il en existe plusieurs sur Internet. Néanmoins, elle regroupe des centaines de blogs francophones sur tous les continents.

Le format des blogs n’est pas imposé sur Mondoblog. Vous n’êtes pas obligé de faire un blog écrit. Si vous vous sentez plus à l’aise avec les caricatures ou le dessin, c’est possible… si vous voulez faire des vidéos, c’est accepté et enfin si vous aimez plutôt enregistrer les sons, ce ne sera pas refusé.

En plus, vous avez la liberté de choisir la thématique de votre blog. Il n’y a aucun sujet imposé ni aucune orientation obligée. De temps en temps, on a un Mondochallenge, entre mondoblogueurs (euses), sur un sujet donné mais la participation n’est pas obligatoire. Donc, que vous voulez parler de vos humeurs, de votre quartier, de votre pays, de voyages, de métier, de films, de politique, de l’environnement, de cuisine…vous êtes seul maître à bord. Il faut juste vous souvenir que sur la plateforme, le blog ne peut pas être créé à des fins commerciales ou publicitaires.

Il ne faut pas avoir peur du côté « technique » de la chose. Vous allez être aidé et formé pour tenir et embellir votre blog. La formation se fait tout le long de l’année sur Mondoblog : les anciens sont là pour vous aider, il y a aussi des tutoriels qui sont souvent publiés (du plus basique au plus compliqué).

Pour conclure, si vous voulez rejoindre la grande famille Mondoblog, c’est maintenant que ça se passe! Vous avez jusqu’au 31 mars 2017. Si vous ratez le coche, il faudra patienter une année!

Vous verrez, Mondoblog c’est une grande  aventure avec une équipe de choc, des mondoblogueuses et des mondoblogueurs de tous les horizons qui ne vous feront pas regretter d’avoir postulé! Comme raconté ici, il y a de vrais avantages à intégrer Mondoblog, alors affûtez vos crayons, nettoyez vos claviers, faites vos repérages.. et participez ici ! (vous avez jusqu’au 31 mars 2017…)

Maman, tu peux maintenant me donner ta nationalité malgache

Pour certains d’entre nous, avoir un passeport va de soi parce que la nationalité nous a été attribuée à notre naissance sans problème ni procédure particulière. On ne se pose pas forcément la question de la difficulté éprouvée par certains de nos proches pour l’avoir et des injustices que notre réglementation relative à la nationalité fait subir à certaines personnes. En l’occurrence, il est ici question des conditions pour avoir la nationalité malgache.

L’injustice réparée par la récente adoption d’une loi modifiant le code de la nationalité malgache en vigueur depuis l’indépendance

Aussi invraisemblable que cela paraisse, auparavant, les enfants nés de mère malgache et de père de nationalité différente n’étaient pas considérés comme Malgaches administrativement parlant. Pour avoir la nationalité malgache avant leur majorité, il fallait qu’ils fassent une démarche active de demande parce qu’elle ne leur était pas automatiquement attribuée. Cette injustice vient d’être modifiée avec l’adoption d’une nouvelle loi* modifiant celle qui était en vigueur depuis l’accession de Madagascar à l’Indépendance en 1960**. Désormais, à l’égal des pères malgaches, les mères malgaches peuvent donc maintenant transmettre leur nationalité à leurs enfants.

On se demande bien sur quelles principes reposait cette mesure. Premièrement, accepter la paternité relève de la confiance (le père est père parce qu’on lui dit que l’enfant est de lui), tandis que la maternité est une certitude : c’est la mère qui porte et accouche du bébé (même si j’admets que les progrès scientifiques font maintenant qu’on peut avoir des mères porteuses, mais c’est une autre histoire). Deuxièmement, cette disposition était d’autant plus incompréhensible que la femme malgache qui n’était pas mariée pouvait transmettre sa nationalité à ses enfants (je préfère m’abstenir de commenter pourquoi ça me paraît incompréhensible !).

Passeport, permis, carte d’identité malgaches

Les injustices qui perdurent

Mais malgré cette réforme qui bénéficiera à un assez grand nombre de familles multiculturelles éparpillées de par le monde, plusieurs situations d’injustice perdurent dans le code malgache de la nationalité. Il s’agit de la situation des apatrides d’une part, et des personnes souffrant d’un handicap d’autre part.

Tout d’abord, la situation des descendants des voyageurs arrivés à Madagascar il y a plusieurs décennies, voire vers la fin du 19ème siècle pour certains, n’est pas encore réglée. Il s’agit des « communautés » indiennes, pakistanaises, chinoises, comoriennes…(je n’aime pas cette expression, mais on a tendance, nous autres, à les catégoriser selon leurs apparences extérieures sans réellement savoir). En fait, une certaine partie des ces personnes qui sont nées, qui ont grandi et qui ont vécu toute leur vie dans le pays, n’ont pas la nationalité malgache et sont apatrides : elles n’ont aucune nationalité. D’une part, parce qu’elles n’ont pas celle du pays d’où leurs ancêtres sont partis il y a fort longtemps, et d’autre part, parce qu’elles n’ont jamais pu obtenir la nationalité malgache, même si elles sont nées, ont grandi et ont toujours vécu à Madagascar. Et comme partout ailleurs, ne pas avoir de papiers n’est pas facile pour vivre, travailler, se faire soigner, scolariser les enfants, leur faire passer les examens officiels.

Ensuite, un autre problème qui perdure est celui des personnes qui ne sont pas en bon état de santé. En effet, parmi les conditions posées pour faire une demande de naturalisation (c’est-à-dire pour accéder à la nationalité malgache) il y a un passage dans un texte***  qui fait quand même un peu froid dans le dos. Dans ce texte, les aliénés, les infirmes, ceux qui ont une maladie contagieuse, ceux qui sont malades mais qui n’ont aucun espoir de guérir ou ceux qui ne peuvent plus travailler à cause de la maladie ou d’une infirmité ne peuvent pas demander à devenir malgache. Est ce qu’on est en train de dire par là que le Malgache ne peut être qu’une personne saine, en forme… sans défaut ? (cela rappelle tristement une autre époque dans d’autres contrées…)

Ainsi, même si désormais les hommes et les femmes malgaches sont considérés égaux dans la transmission de leur nationalité à leurs enfants, et c’est une victoire, d’autres situations méritent aussi attention.

Avoir la nationalité malgache, pourquoi faire?

Pour répondre à la question de savoir quelle est l »utilité d’avoir une nationalité en général, et la nationalité malgache en particulier, ayez en tête le nombre de fois où on vous a demandé une pièce d’identité pour faire des choses « banales ». L’apatride, la personne qui n’a aucune nationalité, ne peut pas faire toutes ces choses de la vie quotidienne ordinaire : avoir un acte de naissance, aller à l’école, se présenter aux examens officiels, s’inscrire dans une bibliothèque, chercher du travail… vivre normalement en somme. La vie des apatrides est faite de combat et de peur sans aucune stabilité.

Pour conclure, je me pose souvent la question de savoir si avoir un passeport malgache suffit à décréter qu’untel est malgache (administrativement oui) et qu’untel est un vahiny (c’est-à-dire un étranger), … mais plus fondamentalement, être malgache cela veut dire quoi ? Etre né à Madagascar ? Avoir un nom très long ? Parler la langue ? Manger du riz tous les jours ? Adorer le ravintoto ? Se soucier de sa famille et de ses proches ? Circoncire son fils ? Ne pas enterrer le mardi ? Savoir exactement où les proches vont t’enterrer et à côté de qui ? Pratiquer le famadihana? célébrer le sambatra ? Lire E.D Andriamalala ? Déclamer les poésies de Rabearivelo ? Ecouter les contes de Paul Congo ?  Faire des pique-nique les lundis de Pâques et de Pentecôte ? Danser l’Afindrafindrao ? C’est tout cela et aucune de ces choses à la fois… parce qu’à chacune de ces situations, on pourrait toujours répondre par un oui et trouver son argument contraire. La question reste donc posée !

 

* loi n° 2016-038 du 16 décembre 2016 modifiant et complétant certaines dispositions de l’ordonnance n° 60-064 du 22 juillet 1960 portant Code de la nationalité malagasy.

** ordonnance n° 60-064 du 22 juillet 1960 portant Code de la nationalité malgache

*** dans la circulaire N° 666-MJ/DIR du 08 Mars 1961 relative à la procédure de naturalisation