L’hypocrisie est nécessaire pour la paix sociale…

Que celle ou celui qui n’a jamais été hypocrite, même une fois dans sa vie, me jette la première pierre ! … et que celle ou celui qui pense qu’être hypocrite c’est vilain lise cet article jusqu’au bout, et admette vers la fin que oui l’hypocrisie est un élément essentiel, bien que détestable, pour la paix dans le monde ! (oui, carrément!!) Vous avez compris, on va aujourd’hui parler d’hypocrisie, de l’hypocrisie sociale.

Très difficile de parler de ce sujet, sans prendre des gants, sous peine de passer soi même pour hypocrite! Mais comme il a été décidé par le CEL que le sujet qui sera traité ce mois-ci pour The blog contest c’est l’hypocrisie sociale, soit, parlons-on et libérons ces réflexions qui nous brûlent mais que l’on se retient d’exprimer…pour préserver la paix sociale!

Sans hypocrisie point de paix !

Malgré les cris d’orfraie et les protestations pudiques de certains, l’hypocrisie est un élément nécessaire au bon fonctionnement de la société. Si les gens ne s’entretuent pas pour un oui ou pour un non, si le monde n’est pas à feu et à sang, c’est parce qu’il y a une bonne dose d’hypocrisie dans nos relations sociales et même dans les relations qu’ont les États entre eux. On ne va pas refaire le match et revoir tous ces épisodes de nos vies où on a dû habiller nos visages de sourires et nos bouches de jolies paroles pour ne pas avouer ce que l’on pense franchement d’une situation et/ou d’une personne.

Combien de fois avions nous dû rassurer une personne de notre connaissance que sa tenue était parfaitement réussie et adaptée à cette fête alors qu’à son apparition on avait juste envie de lui demander « pourquoi?? » Combien de fois avions nous envie de dire à notre amie qu’elle devait éviter de sortir avec ce mec qui ne faisait que profiter de sa personne, mais on n’a pas réussi à être franc avec elle parce qu’on ne voulait point la voir sombrer dans la dépression? Combien de fois avions nous envie de dire non à une invitation parce qu’on s’était promis la dernière fois qu’on n’allait plus jamais y allé et fréquenté ces personnes mais on y va quand même ?

Autant de fois que nécessaires, par amitié, par connivence, par complaisance, par pitié… nous adoptons tous une attitude assez hypocrite les uns envers les autres.

Parce que la vie en société implique que l’on vive sur des compromis, arrondir les angles et se retenir d’exprimer le fond de nos pensées peuvent se révéler salvateurs.

Parce que la vie est pleine de surprises (mauvaises ou bonnes), la franchise qu’on a adopté ne peut pas toujours nous aider à nous sortir d’une mauvaise passe plus tard. L’ami à qui tu as avoué franchement dit qu’il avait un goût douteux et était radin rechignera sans doute à te nourrir le jour où tu aura le désert de Gobi dans ton réfrigérateur.

Parce qu’on ne sait jamais dans quelle direction le vent peut tourner, il vaut mieux préserver la paix sociale et ne pas avoir trop de positions tranchées…

Et cela, les États l’ont compris depuis assez longtemps! Croyez vous que la diplomatie et tout ce qu’elle implique servent à quoi? La diplomatie sert à instaurer la paix entre les États et les peuples du monde. Les us et manières de faire du monde diplomatique ne servent qu’à habiller dans des termes recherchés et polis ce que la franchise empêche les dirigeants de déclarer crûment. Imaginez vous un monde dans lequel les dirigeants disent franchement et réellement ce qu’ils pensent des autres dirigeants et peuples? Le président d’un pays A dirait d’un pays B qu’il est arriéré ou sans grâce, le peuple du pays B resterai-t’il les bras croisés et le sourire aux lèvres? Par pure hypocrisie, et assez souvent ces derniers temps, le concert des Nations pleure et condamne une tragédie qui arrive dans une région du monde mais ne lèvera pas le petit doigt pour résoudre définitivement le problème.

Ouvrez les yeux et constatez de vous mêmes qu’une dose d’hypocrisie est nécessaire à la vie en société et aux relations internationales pour qu’une relative paix règne….c’est peu cher payé, non?

Il ne faut néanmoins pas tomber dans l’extrême inverse, celui qui s’invite de plus en plus dans nos sociétés connectées et digitales, où les « like » se donnent en un clic!

Trop d’hypocrisie …point de salut !

A l’heure des réseaux sociaux et surtout du « like », cette hypocrisie sociale arrive à son point culminant, c’est ce que j’appelle le « like social ».

On fait du « like social » quand on n’aime pas vraiment ou quand on ne prête pas attention à ce qui est publié ou ce qui se dit mais qu’on se sente obligé de cliquer sur « like » parce que c’est un membre de la famille, un(e) ami (e), une connaissance… On fait du « like social » quand on « like » une réponse qui nous est faite pour ne plus avoir à continuer à discuter avec cette personne, même si on trouve que son argument n’est pas valable, mais alors pas du tout. On fait du « like social » quand on fait semblant de compatir aux statuts qui parlent des malheurs des uns et des autres, quand notre seule envie est de connaître l’histoire en détails. On fait du « like social » quand on met « amen » ou on partage un post qui parle de la famine, d’une personne malade alors qu’on ne fait rien d’autre de concret pour renverser la situation.

A côté de ces « like social », il y a aussi l’hypocrisie des commentaires et des appréciations sur les réseaux sociaux. On est face à un dilemme permanent à cause des réseaux sociaux, on ne peut pas dire franchement ce que l’on pense même si on le pense très haut (et qu’on le dise à haute voix aussi!!) (« mais qu’est ce qui t’a pris de te maquiller comme une belle de nuit?’, « il est moche ce gosse avec ses morves qui dégoulinent » « était ce vraiment utile de se vanter d’être aller dans cette ville quand on ne voit que ta tête sur les photos? » « les photos de nourriture et de boisson c’est pour se vanter d’avoir assez pour gaspiller tout cela ou c’est parce que ça n’arrive pas tous les jours et qu’il y avait besoin de se vanter? » « vous vous aimez et vous aviez besoin de le dire sur vos murs en prenant le monde entier en témoin alors qu’a priori vous êtes sous le même toit? »…et tant d’autres remarques que certains posts sur les réseaux sociaux suscitent…mais que les « contacts » n’osent jamais écrire… Du coup, les réseaux sociaux deviennent le milieu du tout « j’aime », « j’adore », le monde des Bisounours.  De plus en plus rares sont les personnes qui osent vraiment exprimer réellement le fond de leur pensée ou de couper réellement les ponts sur les réseaux sociaux. On a plus de scrupules à enlever quelqu’un de notre liste de contacts Facebook que de décider de ne plus lui envoyer de sms, de mail ou de ne plus lui passer un coup de téléphone.

Vous avez pu vous mêmes arrivés à la conclusion, l’hypocrisie, à petite dose, aide les gens à se supporter les uns et les autres, et à vivre en plus ou moins bonne harmonie. Tandis que vécue à plus haute dose et dopée à coup de clics et de like, elle fausse les relations humaines et nous conduit tout droit vers cette société de l’apparence où tout le monde est beau, et aime tout le monde mais où chacun n’attend qu’une chose : pouvoir jeter sincèrement à la face de l’autre ses quatre vérités.

(Par exemple: pouvoir dire non c’est moche, ça se voit que ce ne sont pas tes cheveux, qui sont frisés, mais pourquoi tu insiste pour les mettre ma sœur?)

Imaginez vous une société dans laquelle on ne peut rien cacher?

N’hésitez pas à mettre en commentaire ce que vous pensez réellement de cet article sur « l’hypocrisie sociale », promis je vous répondrai aussi franchement…et passez aussi lire ceux des autres challengers de The blog contest!

Lae Loe : Hypocrisie sociale – Quand les métastases attaquent les âmes

Andeve : Hypocrisie quand tu nous tiens

Jay Dee Ibock : Tartuferies

Alain Guy E. : Hypocrisie sociale : I am Hypocrite

Elijah d’Arcy

 

Moi président… vous électeurs…

« Moi président… » la légende dit que c’est sur cette anaphore déclamée lors du débat avant le second tour des élections présidentielles françaises en 2012 que François Hollande aurait gagné les élections et imprimé sa « stature présidentielle ». Un peu comme Ravalomanana Marc, l’ancien président malgache, avait réussi à convaincre en son temps, une partie des Malgaches avec son « ne craignez rien, croyez juste » (en malgache : aza matahotra, minoa fotsiny ihany). Ou quand Barack Obama a lancé son « Yes we can« . Ils ne sont pas les premiers et ne seront pas les derniers à carburer la machine électorale avec les bons mots.

Quand on y regarde de près, les élections ressemblent souvent à une pièce de théâtre dans laquelle les candidats jouent leurs scènes et où les électeurs suivent les intrigues sans forcément en apprécier le dénouement.

Moi président…vous allez vivre au pays de vos rêves!

Aucune élection n’a jamais été gagnée sur un programme, une vision de la société. Les élections s’apparentent souvent à une vaste campagne de publicité. Le camp qui gagne est celui qui a réussi à vendre du rêve aux électeurs en trouvant le bon slogan, en plaçant le bon mot et en utilisant à bon escient la multitude de moyens de communication actuels.

Il n’y a jamais eu de candidat(e) à aucune élection qui s’est présenté(e) sans un slogan que souvent les analystes politiques décortiquent et comparent aux slogans des anciens candidats et/ou à la réalité du pays. L’évolution des réseaux sociaux rapproche encore plus les candidats des électeurs et multiplie les « illusions » d’interaction entre eux. Sous d’autres cieux,gagne les élections celui qui a réussi à distribuer le plus de t-shirts et de produits de première nécessité, et qui a réalisé un concert avec tous les artistes en vue du moment.

L’instrument ultime de séduction lors d’une élection c’est le discours du (de la) candidat(e) en question. Il n’est jamais trop réaliste ni alarmiste. Le discours est là pour projeter des vœux pieux et des rêves. Le (la) candidat(e) qui veut gagner avouera rarement que tout ne pourra pas être fait, il (elle) trouvera les bonnes phrases, les jolies tournures, les improbables mais alléchantes propositions. Les plus malins diront que rien ne pourra se faire sans les électeurs, que la tâche est immense mais qu’elle pourra être réalisée…à la seule condition de leur élection!

Moi élu…nous allons tous revenir dans la réalité du pays!

L’expérience montre cependant que c’est une chose de faire une longue liste de promesses pendant la période de propagande, et que c’en est une autre de les réaliser. Une fois la courte lune de miel entre l’élu(e) et les électeurs finie, il est temps de se rendre compte de la réalité des choses.

Une fois élu(e), le (la) candidat(e) semble avoir oublié tout ce qui était dit juste quelques semaines auparavant. Soit l’accès au pouvoir annihile la volonté, soit il permet de constater qu’il ne suffit pas de vouloir, il faut aussi et surtout pouvoir. Toujours est-il qu’au fil du temps, les élus deviennent souvent moins velléitaires, temporisent leurs discours…et enfin rentrent dans les rangs. Il y en a même qui commencent à remplir leurs poches, celles de leurs proches et à prendre le pli de ceux qui, hier encore, étaient dénoncés pour leur népotisme et leur corruption.

Un exemple contemporain vient cependant contredire ce cycle de vie observé du candidat devenu élu. Donald Trump, le nouveau président des États-Unis a, jusqu’à maintenant, essayé de tenir une grande partie de ses promesses mais vu la zizanie qui en découle on ne sait pas s’il va pouvoir tenir longtemps.

Malgré tout ce qui a été dit, le but n’est pas de décourager les citoyens d’exercer leur droit/devoir principal : le vote. Celui qui proclame que lui président nous vivrons une vie meilleure et loin de tout souci, il ne faut pas le suivre aveuglément de manière fanatique. Il faut ouvrir les yeux, voir comment il s’est débrouillé dans des positions de pouvoir plus modestes. Il faut décortiquer son programme et voir par quels moyens réalistes il propose de le réaliser.

En politique, comme pour les histoires d’amour qu’on veut voir durer, il ne faut pas juste écouter son cœur, il faut aussi emmener sa tête avec soi.

Ps : et si le choix était vraiment difficile, il ne faut pas s’abstenir de voter, les extrêmes gagnent toujours lorsqu’il y a l’abstention ou le vote blanc parce que leurs électeurs votent « sans état d’âme ». Il faut aller voter et choisir le moins bonimenteur ou le plus réaliste dans ses rêveries.

Cet article vous a été proposé dans le cadre du défi proposé par The Blog contest qui en est à sa 5ème saison! Selon les règles, les lecteurs auront 3 jours pour désigner 6 candidat(e)s comme challengers. Je peux compter sur vos votes?

Moi challenger… 😉

 

Plaidoyer pour le lundi

Le lundi… de tous les jours de la semaine il doit être celui qui est le plus mal aimé, le moins attendu… contrairement à son demi-frère le vendredi pour lequel certains font même une prière de remerciements !

Thanks God It’s Friday

Et pourtant si on regarde de près, on se rend compte que cette haine du lundi n’est qu’injustice et que ce jour n’est que le bouc émissaire de nos propres faiblesses ! Rétablissons alors l’honneur de ce jour si détesté… plaidons pour le lundi !

On n’aime pas le lundi matin parce qu’on veut paraître cool !

On n’aime pas le lundi matin parce que tout le monde le dit et qu’on y croit. Avouons-le, on n’aime pas le lundi matin parce que l’imaginaire collectif nous dit de ne pas l’aimer, je ne vais prendre que quelques exemples :

  • Claude François (paix à son âme) nous a bassiné les tympans avec son hymne à la dépression du lundi ! « Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais » qu’il nous chante, en suggérant même qu’on serait mieux ailleurs que « derrière les carreaux à travailler »…
  • Garfield nous dit qu’il ne les aime pas, comment pourrions nous contredire un chat dont la vie nous fait envie : il ne fait que manger, faire la sieste et jouer avec Odie…
  • Il est plus facile de trouver des Gif sur le retour du lundi matin que de Gif sur un autre jour de la semaine (vendredi mis à part) (c’est un complot je vous dis !)
  • Enfin, notre image et notre réputation vont prendre un sacré coup si on dit aux collègues, amis et connaissances qu’on est content de reprendre le travail le lundi matin ! Et oui, quelle figure de fayot et de trop bon élève on aurait si on arrivait le lundi matin tout souriant et prêt à travailler / à bûcher.

Donc ma théorie c’est qu’on n’aime pas le lundi matin parce qu’on donne une meilleure image de soi (face aux autres, un peu comme les premiers de la classe qui font des bêtises exprès pour paraître cool) quand on se plaint dès le dimanche soir, et qu’on arrive le lundi bougon et râleur !

On n’aime pas le lundi matin parce qu’il est le miroir de nos propres faiblesses !

Si on se regarde en face et si on ne s’abrite pas derrière des excuses, nous admettrons volontiers que ce n’est pas un problème de lundi matin ou non, c’est un problème qu’on a et qu’il faut identifier. En effet, est-ce que ce jour a un quelconque pouvoir sur notre vie en définitive ? Est-ce qu’il a les capacités de nous faire du mal ? Non, non et non…

  • Ce n’est pas le lundi matin qui est mauvais, c’est notre procrastination et notre mauvaise organisation qui le sont. En effet, ce n’est pas le week-end qui était trop court, c’est nous qui ne faisons pas les choses à temps, qui repoussons toujours les tâches au lendemain.
  • Ce n’est pas le lundi matin qui est déprimant, c’est le manque d’équilibre dans nos vies. Nos soirées déraisonnables et interminables nous pompent toute notre énergie et nous rendent raplapla le lundi matin.
  • Ce n’est pas le lundi matin qui est une impasse, c’est notre choix de vie et notre manque de courage. Oui, carrément! Qui ne serait pas content d’aller à un travail qui lui donne satisfaction (que ce soit le lundi ou le vendredi) ? C’est parce qu’on n’a pas eu le courage de chercher ailleurs qu’on se retrouve à devoir supporter ce travail qui nous chagrine tant le lundi matin, ou encore ces collègues négatifs et qui râlent tout le temps.

En définitive, le lundi matin est mal aimé… alors qu’il ne nous a rien fait le pauvre ! C’est même le seul jour dont on est sûr deux fois par an (dans certains pays) qu’il est férié : le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte… Leurs dates varient mais chaque année, ces deux lundis luttent pour qu’on les apprécie mieux… Et oui, même vous avez remarqué que seul un hasard du calendrier fait qu’un vendredi soit férié dans une année !

Alors, vous n’aimez toujours pas le lundi ?