Séparations, familles recomposées, amours forcés, amours possibles ?

Nous voilà arrivés au terme de cette saison de défi d’écriture avec The blog contest. Le thème choisi pour cette der des der, c’est séparation et familles recomposées. Pour ne pas changer, c’est un aspect de vie dont je n’ai aucune idée et en ayant lu la lettre d’Alain Guy E. je suis encore plus perplexe. Il ne faut peut-être pas avoir une nature un peu « carrée » et un côté « je n’écoute pas mon cœur, c’est la raison qui est la meilleure conseillère » ? Cela paraît inimaginable mais je n’arrive pas, telle Jay D. E, à être prête à faire le pas si c’était nécessaire.

La conception de la vie de famille y joue peut-être un rôle important. C’est vrai qu’on ne choisit pas sa famille, mais d’une manière générale on s’accommode d’être ensemble et parfois on réussit même à s’aimer, à se préoccuper des uns et des autres et à se protéger autour d’un cocon tout le long de la vie.

Mais qu’en est-il quand la famille n’est pas unie ? Dans ces cas, c’est déjà assez difficile de s’entendre avec les propres membres de sa famille, pour quelle raison devrait-on en plus supporter les pièces rapportées, trouver cela normal, appeler ces personnes co-papa ou co-maman?

Comment deux personnes adultes qui ont décidé de se séparer à cause de différends qui ne regardent qu’elles peuvent demander à des enfants qui n’ont strictement aucun lien (sauf le fait de devoir vivre ensemble et avoir au moins un parent dénominateur commun) de s’accommoder de la présence de nouvelles personnes qui sont arrivées là parce que séparation faite, le père ou la mère a décidé de trouver quelqu’un d’autre?

Est-ce que le nouveau compagnon (la nouvelle compagne) accepte la situation et se montre affectueux-euse avec les enfants de sa propre volonté ou avec une arrière-pensée ?

L’intérêt de l’enfant est-il de grandir dans une famille monoparentale avec un parent qui ne se sent pas heureux ou d’être dans une famille recomposée avec un parent heureux mais aussi d’autres vies en plus dont il faut tenir compte et avec lesquelles il faut « composer » ?

D’un côté, il ne faut pas faire souffrir les enfants, ils ont besoin qu’on les aime et qu’on s’occupe d’eux, que cela soit fait par ses parents ou par les amoureux d’un de leurs parents…

Mais de l’autre côté, il faut une sacrée dose d’amour, beaucoup de tolérance et d’abnégation pour réussir à vivre et à expérimenter cette vie faite de recomposition et d’adaptation… et quand on ne se laisse pas emporter par des sentiments, qui sont après tout éphémères, ce n’est pas gagné !