Moi président… vous électeurs…

« Moi président… » la légende dit que c’est sur cette anaphore déclamée lors du débat avant le second tour des élections présidentielles françaises en 2012 que François Hollande aurait gagné les élections et imprimé sa « stature présidentielle ». Un peu comme Ravalomanana Marc, l’ancien président malgache, avait réussi à convaincre en son temps, une partie des Malgaches avec son « ne craignez rien, croyez juste » (en malgache : aza matahotra, minoa fotsiny ihany). Ou quand Barack Obama a lancé son « Yes we can« . Ils ne sont pas les premiers et ne seront pas les derniers à carburer la machine électorale avec les bons mots.

Quand on y regarde de près, les élections ressemblent souvent à une pièce de théâtre dans laquelle les candidats jouent leurs scènes et où les électeurs suivent les intrigues sans forcément en apprécier le dénouement.

Moi président…vous allez vivre au pays de vos rêves!

Aucune élection n’a jamais été gagnée sur un programme, une vision de la société. Les élections s’apparentent souvent à une vaste campagne de publicité. Le camp qui gagne est celui qui a réussi à vendre du rêve aux électeurs en trouvant le bon slogan, en plaçant le bon mot et en utilisant à bon escient la multitude de moyens de communication actuels.

Il n’y a jamais eu de candidat(e) à aucune élection qui s’est présenté(e) sans un slogan que souvent les analystes politiques décortiquent et comparent aux slogans des anciens candidats et/ou à la réalité du pays. L’évolution des réseaux sociaux rapproche encore plus les candidats des électeurs et multiplie les « illusions » d’interaction entre eux. Sous d’autres cieux,gagne les élections celui qui a réussi à distribuer le plus de t-shirts et de produits de première nécessité, et qui a réalisé un concert avec tous les artistes en vue du moment.

L’instrument ultime de séduction lors d’une élection c’est le discours du (de la) candidat(e) en question. Il n’est jamais trop réaliste ni alarmiste. Le discours est là pour projeter des vœux pieux et des rêves. Le (la) candidat(e) qui veut gagner avouera rarement que tout ne pourra pas être fait, il (elle) trouvera les bonnes phrases, les jolies tournures, les improbables mais alléchantes propositions. Les plus malins diront que rien ne pourra se faire sans les électeurs, que la tâche est immense mais qu’elle pourra être réalisée…à la seule condition de leur élection!

Moi élu…nous allons tous revenir dans la réalité du pays!

L’expérience montre cependant que c’est une chose de faire une longue liste de promesses pendant la période de propagande, et que c’en est une autre de les réaliser. Une fois la courte lune de miel entre l’élu(e) et les électeurs finie, il est temps de se rendre compte de la réalité des choses.

Une fois élu(e), le (la) candidat(e) semble avoir oublié tout ce qui était dit juste quelques semaines auparavant. Soit l’accès au pouvoir annihile la volonté, soit il permet de constater qu’il ne suffit pas de vouloir, il faut aussi et surtout pouvoir. Toujours est-il qu’au fil du temps, les élus deviennent souvent moins velléitaires, temporisent leurs discours…et enfin rentrent dans les rangs. Il y en a même qui commencent à remplir leurs poches, celles de leurs proches et à prendre le pli de ceux qui, hier encore, étaient dénoncés pour leur népotisme et leur corruption.

Un exemple contemporain vient cependant contredire ce cycle de vie observé du candidat devenu élu. Donald Trump, le nouveau président des États-Unis a, jusqu’à maintenant, essayé de tenir une grande partie de ses promesses mais vu la zizanie qui en découle on ne sait pas s’il va pouvoir tenir longtemps.

Malgré tout ce qui a été dit, le but n’est pas de décourager les citoyens d’exercer leur droit/devoir principal : le vote. Celui qui proclame que lui président nous vivrons une vie meilleure et loin de tout souci, il ne faut pas le suivre aveuglément de manière fanatique. Il faut ouvrir les yeux, voir comment il s’est débrouillé dans des positions de pouvoir plus modestes. Il faut décortiquer son programme et voir par quels moyens réalistes il propose de le réaliser.

En politique, comme pour les histoires d’amour qu’on veut voir durer, il ne faut pas juste écouter son cœur, il faut aussi emmener sa tête avec soi.

Ps : et si le choix était vraiment difficile, il ne faut pas s’abstenir de voter, les extrêmes gagnent toujours lorsqu’il y a l’abstention ou le vote blanc parce que leurs électeurs votent « sans état d’âme ». Il faut aller voter et choisir le moins bonimenteur ou le plus réaliste dans ses rêveries.

Cet article vous a été proposé dans le cadre du défi proposé par The Blog contest qui en est à sa 5ème saison! Selon les règles, les lecteurs auront 3 jours pour désigner 6 candidat(e)s comme challengers. Je peux compter sur vos votes?

Moi challenger… 😉

 

Plaidoyer pour le lundi

Le lundi… de tous les jours de la semaine il doit être celui qui est le plus mal aimé, le moins attendu… contrairement à son demi-frère le vendredi pour lequel certains font même une prière de remerciements !

Thanks God It’s Friday

Et pourtant si on regarde de près, on se rend compte que cette haine du lundi n’est qu’injustice et que ce jour n’est que le bouc émissaire de nos propres faiblesses ! Rétablissons alors l’honneur de ce jour si détesté… plaidons pour le lundi !

On n’aime pas le lundi matin parce qu’on veut paraître cool !

On n’aime pas le lundi matin parce que tout le monde le dit et qu’on y croit. Avouons-le, on n’aime pas le lundi matin parce que l’imaginaire collectif nous dit de ne pas l’aimer, je ne vais prendre que quelques exemples :

  • Claude François (paix à son âme) nous a bassiné les tympans avec son hymne à la dépression du lundi ! « Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais » qu’il nous chante, en suggérant même qu’on serait mieux ailleurs que « derrière les carreaux à travailler »…
  • Garfield nous dit qu’il ne les aime pas, comment pourrions nous contredire un chat dont la vie nous fait envie : il ne fait que manger, faire la sieste et jouer avec Odie…
  • Il est plus facile de trouver des Gif sur le retour du lundi matin que de Gif sur un autre jour de la semaine (vendredi mis à part) (c’est un complot je vous dis !)
  • Enfin, notre image et notre réputation vont prendre un sacré coup si on dit aux collègues, amis et connaissances qu’on est content de reprendre le travail le lundi matin ! Et oui, quelle figure de fayot et de trop bon élève on aurait si on arrivait le lundi matin tout souriant et prêt à travailler / à bûcher.

Donc ma théorie c’est qu’on n’aime pas le lundi matin parce qu’on donne une meilleure image de soi (face aux autres, un peu comme les premiers de la classe qui font des bêtises exprès pour paraître cool) quand on se plaint dès le dimanche soir, et qu’on arrive le lundi bougon et râleur !

On n’aime pas le lundi matin parce qu’il est le miroir de nos propres faiblesses !

Si on se regarde en face et si on ne s’abrite pas derrière des excuses, nous admettrons volontiers que ce n’est pas un problème de lundi matin ou non, c’est un problème qu’on a et qu’il faut identifier. En effet, est-ce que ce jour a un quelconque pouvoir sur notre vie en définitive ? Est-ce qu’il a les capacités de nous faire du mal ? Non, non et non…

  • Ce n’est pas le lundi matin qui est mauvais, c’est notre procrastination et notre mauvaise organisation qui le sont. En effet, ce n’est pas le week-end qui était trop court, c’est nous qui ne faisons pas les choses à temps, qui repoussons toujours les tâches au lendemain.
  • Ce n’est pas le lundi matin qui est déprimant, c’est le manque d’équilibre dans nos vies. Nos soirées déraisonnables et interminables nous pompent toute notre énergie et nous rendent raplapla le lundi matin.
  • Ce n’est pas le lundi matin qui est une impasse, c’est notre choix de vie et notre manque de courage. Oui, carrément! Qui ne serait pas content d’aller à un travail qui lui donne satisfaction (que ce soit le lundi ou le vendredi) ? C’est parce qu’on n’a pas eu le courage de chercher ailleurs qu’on se retrouve à devoir supporter ce travail qui nous chagrine tant le lundi matin, ou encore ces collègues négatifs et qui râlent tout le temps.

En définitive, le lundi matin est mal aimé… alors qu’il ne nous a rien fait le pauvre ! C’est même le seul jour dont on est sûr deux fois par an (dans certains pays) qu’il est férié : le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte… Leurs dates varient mais chaque année, ces deux lundis luttent pour qu’on les apprécie mieux… Et oui, même vous avez remarqué que seul un hasard du calendrier fait qu’un vendredi soit férié dans une année !

Alors, vous n’aimez toujours pas le lundi ?

 

Pour rejoindre Mondoblog, c’est maintenant…

Le concours pour faire partie de la 6ème saison de Mondoblog est ouvert depuis le 1er mars et si vous voulez « prendre la parole« , n’hésitez pas une seconde, participez!

Pourquoi tenir un blog ?

Vous trouvez qu’exprimer une idée en 140 caractères n’est pas suffisant ? qu’un statut Facebook n’est pas assez pérenne ni spacieux pour argumenter ? qu’une discussion entre potes ne porte pas assez loin ? Pourquoi pas tenter le blog ?

En effet, le blog est un espace de liberté qui vous est personnel, que vous aurez créé à votre image, selon vos goûts, et que vous alimenterez selon vos envies et possibilités.

Néanmoins, cette liberté du blogueur n’est pas sans limite, vous aurez à respecter une charte. Ce n’est pas de la censure. Comme vous allez pouvoir diffuser librement des informations et des idées sur Internet, en contrepartie, il vous sera demandé de faire en sorte que votre blog soit responsable, respectueux et constructif.

Pourquoi rejoindre Mondoblog ?

Mondoblog est une plateforme de blogs comme il en existe plusieurs sur Internet. Néanmoins, elle regroupe des centaines de blogs francophones sur tous les continents.

Le format des blogs n’est pas imposé sur Mondoblog. Vous n’êtes pas obligé de faire un blog écrit. Si vous vous sentez plus à l’aise avec les caricatures ou le dessin, c’est possible… si vous voulez faire des vidéos, c’est accepté et enfin si vous aimez plutôt enregistrer les sons, ce ne sera pas refusé.

En plus, vous avez la liberté de choisir la thématique de votre blog. Il n’y a aucun sujet imposé ni aucune orientation obligée. De temps en temps, on a un Mondochallenge, entre mondoblogueurs (euses), sur un sujet donné mais la participation n’est pas obligatoire. Donc, que vous voulez parler de vos humeurs, de votre quartier, de votre pays, de voyages, de métier, de films, de politique, de l’environnement, de cuisine…vous êtes seul maître à bord. Il faut juste vous souvenir que sur la plateforme, le blog ne peut pas être créé à des fins commerciales ou publicitaires.

Il ne faut pas avoir peur du côté « technique » de la chose. Vous allez être aidé et formé pour tenir et embellir votre blog. La formation se fait tout le long de l’année sur Mondoblog : les anciens sont là pour vous aider, il y a aussi des tutoriels qui sont souvent publiés (du plus basique au plus compliqué).

Pour conclure, si vous voulez rejoindre la grande famille Mondoblog, c’est maintenant que ça se passe! Vous avez jusqu’au 31 mars 2017. Si vous ratez le coche, il faudra patienter une année!

Vous verrez, Mondoblog c’est une grande  aventure avec une équipe de choc, des mondoblogueuses et des mondoblogueurs de tous les horizons qui ne vous feront pas regretter d’avoir postulé! Comme raconté ici, il y a de vrais avantages à intégrer Mondoblog, alors affûtez vos crayons, nettoyez vos claviers, faites vos repérages.. et participez ici ! (vous avez jusqu’au 31 mars 2017…)