Journal en temps de confinement…

Article : Journal en temps de confinement…
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27 mars 2020

Journal en temps de confinement…

Plus de 2 milliards de personnes confinées…

Depuis plusieurs semaines le monde est pris par la fièvre, que dis-je, par le virus Covid-19. Plusieurs pays ont ordonné le confinement des citoyens et de la population. Ce confinement est plus ou moins strict, et plus ou moins respecté selon le degré de discipline et de prise de conscience du danger par la population. Il ne faut pas non plus oublier le facteur ressources, oui, parce que c’est plus facile et acceptable de rester confiné chez soi quand on a la possibilité financière et matérielle de faire des stocks que si on devait chercher ce qu’on allait manger au jour le jour.

… et moi, et moi, et moi

Je n’ai plus compté le nombre de mes jours de confinement (il n’y en a pas eu tant que ça, 10 jours seulement) et j’ai abandonné l’idée de tenir un journal en temps de confinement.
Je ne tiens pas à faire le compte de ces jours où on doit rester chez soi et ne sortir que pour une raison valable, je ne veux pas avoir à faire des traits sur le mur comme un prisonnier. Je ne me sens pas prisonnière de là où je suis : à vrai dire, même si je n’ai ni balcon, ni terrasse, ni jardin, ni vue sur la mer mais un appartement minuscule et exigu, je me sens bien là où je suis. J’ai ce dont j’ai besoin pour rester là autant de temps que demandé par les autorités pour arrêter la propagation de ce virus (sauf pour la nourriture … je n’ai ni potager, ni ferme, il faudra donc sortir quand les réserves seront sérieusement entamées). Et quelque part, je n’ai pas envie de faire un journal de confinement comme tant de personnes, célèbres ou non, le font partout sur les réseaux sociaux actuellement. Je n’ai pas envie de dire à tout le monde que j’ai cuisiné tel plat, fait du sport et lu ce livre ou exploré mon âme. J’aurais du mal…

La banalité de ma vie en confinement

En temps normal c’est à dire avant, je commençais déjà à avoir du mal avec cette exposition permanente de sa vie aux yeux de tous sur les réseaux sociaux, et toujours du bon côté. Ce sentiment s’accentue avec ce confinement. De plus, j’ai l’impression qu’il faut absolument sourire et être au top quand on fait des selfies (même en période de quarantaine et de confinement) et qu’on n’a pas le droit de dire que ça ne va pas. Oui, je cuisine, mais ce n’est pas un exploit, il le faut bien, on doit se nourrir et être en forme pour affronter cette période bizarre. Non, je ne fais pas de sport, je ne fais aucun exercice physique chez moi, parce que j’ai la flemme de le faire. J’aime m’exercer mais au grand air, j’aime le sport surtout quand la machine me fait suer. Actuellement, j’ai vraiment la flemme de faire ces séances de yoga et de gym à domicile. Pire, je dors tôt et, entre 2 dossiers à traiter pour le télétravail, je me fais de grosses séances de sieste. Ma vie est d’une banalité durant ce confinement…

Je vais bien ne vous en faites pas…

Ainsi, quand on me demande comment je vais en cette période de confinement, je ne trouve rien d’alarmant à dire (et pourtant, on doit être angoissé, c’est cela?) Je le vis assez bien. J’ai l’impression de revenir à mes années de thèse, quand il ne fallait pas sortir mais rester chez soi à finir de l’écrire. Je travaille sur mes dossiers, je poursuis mes activités de recherche, je finis cet article qui m’a demandé tant de temps. Je regarde les nouvelles deux fois par jour pour savoir si des mesures particulières à ce confinement ont changé ou ont été prises. Je ne reste pas longtemps sur les réseaux sociaux, entre les fake news et les invectives des uns et des autres, cela peut générer du stress. Et le stress n’est pas bon pour les défenses immunitaires (croyez-moi j’ai du vitiligo). J’écoute la musique que j’aime, je n’ai pas trop le temps d’en écouter en temps normal. Je prends des nouvelles de la famille, de mes amis, des personnes qui me tiennent à cœur.

Je ne sais pas si cette attitude fait de moi une personne à part ; une personne égoïste, naïve, fataliste ou inconsciente? Et vous, comment vivez-vous cette période de confinement?

La vue d’une de mes fenêtres … hier après-midi, il faisait beau!

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